vendredi 10 juillet 2009


La dernière nouveauté du Docteur le traitement laser Fox pour éliminer la graisse localisé sans douleur.
Présentation de cette méthode Lipolyse Laser par Mediform group :



Vous avez suivi des régimes, pratiqué du sport, mais certaines zones de votre corps résistent à vos efforts.

La liposculpture faiblement invasive permet d'améliorer les contours corporels et d'éliminer les volumes de graisse qui alourdissent la silhouette. Rapide, sûre et efficace, cette méthode s'effectue en une seule séance et ne génère pas d'éviction sociale.

Le traitement est basé sur la technologie laser, émise grâce à une fibre optique qu'on applique sur le tissu graisseux : celui-ci est ainsi détruit par un effet photo thermique.

Le principe du traitement, réalisé sous anesthésie locale, repose sur l'introduction d'une canule
d'1 mm de diamètre, dans la couche graisseuse de la zone à traiter


Vos questions avant d'opter pour un traitement
de Lipolyse Laser avec Fox


Qui peut bénéficier de ce traitement ?
Les personnes qui souhaitent éliminer des volumes de graisse modérés sur des zones telles que les hanches, le cou, les cuisses, les bras, la partie supérieure de l'abdomen, les genoux ... Le traitement de lipolyse laser avec le FOX ne remplace pas les régimes ni les méthodes chirurgicales qui éliminent de grands volumes de graisse.

Combien de temps dure un traitement de Lipolyse laser avec le FOX ?
La durée de l'acte dépendra de l'étendue de la zone à traiter en une séance, mais la moyenne est généralement d'une heure.

Le traitement est-il douloureux ?
Non. Votre médecin a recours a une anesthésie locale. ce qui rend le traitement indolore, confortable et permet une récupération rapide.

Combien de séances faut-il prévoir pour traiter une zone ?
Le protocole est établi pour une seule séance. Cependant c'est au médecin de juger s'il est nécessaire de répéter le traitement.

Les résultats sont-ils permanents ?
Oui. Néanmoins si le patient prend du poids après le traitement, une nouvelle augmentation de volume peut apparaître sur la zone traitée.

A quel moment peut-on apprécier le résultat final ?
Au bout de 3 à 4 mois mais dès le 1er mois pour l'effet tenseur

Comment la peau apparaît-elle en perdant du volume?
La peau de la zone traitée est douce, lisse, apparaît plus jeune.
La technologie laser employée génère un double effet : elle élimine la graisse d'une part et lutte contre la flaccidité d'autre part. Elle provoque un effet tenseur lié à l'apport de chaleur sur les tissus superficiels.


Quelle différence existe-t-il entre une liposuccion traditionnelle et le traitement de lipolyse laser avec le FOX ?
La liposuccion est une technique invasive, qui nécessite d aspirer la graisse pour l'éliminer. Elle est indiquée dans le traitement des grands volumes. Le nouveau système FOX de lipolyse laser, est, au contraire, indiqué pour éliminer des volumes de graisse modérés. La méthode est faiblement invasive, ne nécessite pas d'aspiration et le patient peut reprendre ses activités habituelles rapidement après l'intervention.

Quelles recommandations doit-on suivre après le traitement ?
Les activités sportives intensives doivent être évitées, de même que les chocs, les séances de sauna et les massages profonds, ceci pendant 4 à 5 semaines. Cependant, il est possible de pratiquer une activité physique modérée. Dans tous les cas, votre médecin vous donnera les recommandations adaptées à votre cas.

mercredi 10 juin 2009

Augmentation de volume de poitrine sans chirurgie

A un an d'intervalle deux articles sur le même sujet sont parus sur Doctissimo en voici des extraits :


Juin 2009


Les News Beauté


Augmenter votre poitrine avec votre propre graisse ?

Le chirurgien esthétique autrichien Dr Karl-Georg Heinrich bouscule le monde de la médecine esthétique en utilisant dans sa clinique en Autriche un tout nouveau procédé d'augmentation mammaire. Il utilise la graisse prélevée dans une partie du corps de la patiente pour lui réinjecter dans la poitrine.


L'augmentation mammaire silicone, critiquée par certains pour son rendu artificiel, voit désormais se profiler un concurrent. La technique d'autogreffe de tissus graisseux pourrait bien répondre aux envies de nombreuses patientes qui désirent un résultat naturel et une technique moins lourde qu'une opération chirurgicale traditionnelle.


Dans ce procédé, la graisse est prélevée sur la patiente à l'aide de micro-canules spéciales brevetées. Des cellules souches sont extraites d'une partie de la graisse prélevée et mélangées aux autres graisses. La graisse enrichie en cellules souches est alors ré-injectée dans le sein à l'aide d'aiguilles très fines. Une fois en place, les cellules souches peuvent alors se muer en un Dans ce procédé, la graisse est prélevée sur la patiente à l'aide de micro-canules spéciales brevetées. Des cellules souches sont extraites d'une partie de la graisse prélevée et mélangées aux autres graisses. La graisse enrichie en cellules souches est alors ré-injectée dans le sein à l'aide d'aiguilles très fines. Une fois en place, les cellules souches peuvent alors se muer en un nouveau tissu adipeux vivant, croître et faire grossir les seins d'des ou deux tailles de bonnets.


L'avantage d'une telle pratique c'est que l'intervention ne nécessite que quelques heures d'anesthésie locale et ne laisse aucune cicatrice. Il s'agit d'une alternative "quasi-douce" à la pose d'implants mammaires, qui nécessitent une anesthésie générale et, de plus, une extraction toute aussi pénible que leur implantation.


Selon un communiqué de la clinique du Dr Heinrich, les études cliniques récentes effectuées aux États-Unis et au Japon ont validé l'innocuité de cette intervention et la durabilité des résultats


Néanmoins dans un avis publié sur son site, la Société Française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique considère que "les données scientifiques acquises sont encore actuellement insuffisantes en ce qui concerne les éventuelles interactions du tissu graisseux injecté avec la glande mammaire".



Juin 2008



Doctissimo avait interviewé le Docteur Isabelle Sarfati sur ce sujet :


Regonfler ses seins sans passer sur la table d'opération, cela est désormais possible ! Utilisé depuis des années en chirurgie et en médecine esthétique, l'acide hyaluronique pourrait bien-être une alternative aux implants mammaires. Cette nouvelle technique est autorisée en France depuis janvier 2008.

D : Quel recul a-t-on avec cette technique ?

I S : L'acide hyaluronique est utilisé depuis des années en médecine esthétique pour le visage, pour les yeux, dans le genou... Son utilisation est assez courante. En Suède, 2 000 patientes ont déjà reçu des injections d'acide hyaluronique pour gonfler leurs seins et 12 000 au Japon. En France, le produit est encore en cours d'évaluation pour déterminer ses spécificités et connaître son évolution. Il est important de montrer que le produit ne gêne pas le dépistage du cancer du sein et ne modifie pas son incidence.

D : Comment se déroule une séance d'injection pour augmenter sa poitrine ?

I S La séance se déroule au cabinet médical, sous anesthésie locale et dure environ une heure. La patiente ressort ensuite. Concrètement, on fait une mini-incision de 2 millimètres dans le sillon sous mammaire. L'injection se fait entre la glande mammaire et le muscle afin de ne pas truffer la glande de produit étranger.

D : Pourquoi utiliser l'acide hyaluronique pour les augmentations mammaires ?

I S : Avec l'acide hyaluronique, on peut avoir une augmentation mammaire sur mesure. On n'a pas besoin d'anesthésie générale, pas d'hospitalisation et donc pas d'arrêt de travail. On peut aisément ajuster le résultat en réinjectant du produit. Le résultat est aussi plus naturel. Mais, il faut savoir que ce produit est résorbable.

D : A quel rythme doit-on renouveler les injections ?

I S : L'acide hyaluronique est une substance résorbable qui existe naturellement dans les tissus humains et animaux. En moyenne, les effets de la première injection durent un an. Il faut donc les renouveler tous les ans, mais avec un dose moindre. Un an après la première, on refait une injection de moitié et un an plus tard on injecte 25 % d'acide hyaluronique (note du Docteur Houdret : après 1 an à 18 mois on refait une injection souvent moins importante puis tous les 18 mois environ en adoptant le volume d'acide hyaluronique injecté aux besoins.)

D : Existe-t-il un risque à regonfler ses seins aussi souvent ?

I S : Je ne pense pas, mais nous manquons totalement de recul à ce sujet.

D : Quels sont les contre-indications aux injections d'acide hyaluronique ?

I S : C'est, entre autres, l'objet de l'étude. Ce que nous savons maintenant, c'est que pour les injections d'acide hyaluronique sur le visage, il n'y a quasiment pas de contre-indication.

D : Quels sont les effets indésirables ? Sous combien de temps, la patiente peut-elle reprendre le travail, une activité sportive ?

I S : Il n'y a peu d'effets indésirables. On préconise 48 heures de repos après les injections et la patiente peut ressentir un certain inconfort juste après. Mais cela ne dure pas et n'est pas handicapant.

D : Quelles recommandations faites-vous aux patientes avant une injection ?

I S : On ne fait pas de recommandations particulières, à part celle d'éviter les médicaments contenant de l'aspirine pour éviter les saignements et les bleus. Il n'y a pas non plus de test cutané car l'acide hyaluronique que l'on utilise déjà depuis de nombreuses années et que l'on connaît, est un produit très peu allergisant.

D : Combien coûtent en moyenne ces injection pour augmenter sa poitrine?

I S : Il faut compter environ 120 € pour une injection de 10 ml (donc pour une augmentation de 100 ml/sein : 2500 €) auxquels il faut ajouter les honoraires du praticien. (Note du Docteur Houdret : ici il y a manifestement une erreur de transcription car il n'existe pas d'acide hyaluronique qui vaille 120 € pour 10 ml, c'est plutôt le prix minimum possible pour 2 ml.

Pour avoir un résultat appréciable il faut apporter entre 50 et 100 ml d'acide hyaluronique par sein ce qui amène à un coût de l'ordre de 6 000 à 12 000 € pour les deux seins (3 à 6000 € par sein) suivant le volume utilisé.

D : A quelle augmentation mammaire peuvent s'attendre les patientes ?

I S : Il s'agit pour l'instant d'une augmentation modérée. Avec ces injections, on peut gagner une taille de bonnet. Mais ce qui les séduit le plus nos patients, c'est l'absence d'anesthésie générale. Et puis, elles peuvent vraiment avoir une augmentation mammaire sur mesure.

lundi 16 février 2009

Treatment of hollow eyerings and face rejuvenation
with extracts of autolog blood platelets


This new care technique comes straight from a plastic and reconstructive surgery technique which is used in hospitals, specially for badly-burnt people
The idea is to use the matter taken off a person to treat a deficiency of this very person .That is the meaning of the word “autolog”
It is a revolutionnary system allowing a true natural treatment as there is a real rebuilding
The hollow eyerings are an essential characteristic of someone looking ill, they are often a sign of lingering tiredness, but not always. In the same way, the wrinkles of the face and the sagging of the outlines are a sign of ageing.
Up to now only 2 treatments were used: either the re-injection of fat taken on the belly for example, or more frequently the injection of hyaluronic acid. Those 2 types of treatments present some drawbacks that can be avoided with this new method I have been practising for more than a year

Technique (Regen-Lab method)
The doctor takes a blood sample in his own surgery (2 tubes of about 8 ml each). The blood is centrifugalized immediately, which separates plasma (rich in platelets) from the rest of it. The doctor adds 10% calcium chloride to the plasma and injects it in the sagging areas, eyerings, wrinkles or any other sagging place. The plasma contains of course all vital elements: oligoelements, mineral salts, water, and a lot of proteins, factors of coagulation, of immunity defence, of cellular increase (including master cells)
The use of this plasma in esthetic care offers definite advantages
- no allergy or reject
- important increase in the multiplication of hypoderm cells
- important increase of collagene types III and IV in the injected area
- bio- stimulation in the process of regeneration

Drawbacks
Small blue spots in the injected area that disappear after a few days

Results and maintenance care
the immediate result is excellent: the modeling and filling are done with a sufficient amount of product to give a really obvious result. The result at middle-term (+ than 6 months) is very good as there is a self-repairing action, the skin being regenerated and renovated.
The special advantage in this method consists in the possibility of treating the eyerings area and the crow’s feet generally difficult to treat
The care sessions can be repeated, when necessary, on other areas or the same area (after 2 months) if the result is not estimated sufficient.
Long-term results, 30 months at least.

Price list
On estimate, according to the importance of the treated areas (from € 600 to 1200)

lundi 9 février 2009

Ma dernière nouveauté : Traitement des cernes en creux et rajeunissement du visage par les extraits plaquettaires autologues.

Cette nouvelle technique esthétique est directement dérivée d’une technique de chirurgie plastique et reconstructive utilisée dans les hôpitaux et en particulier chez les grands brûlés.
Le principe est l’utilisation de matière vivante prélevée sur une personne pour traiter des manques chez cette même personne. C’est ce que signifie le mot « autologue ».
Il s’agit enfin d’une véritable révolution qui permet un vrai traitement naturel puisqu’il y a une reconstruction.
Les cernes en creux sont un des éléments essentiels de la mauvaise mine, ils sont souvent le signe d’une fatigue chronique mais pas toujours ! De même les rides du visage et l’affaissement des traits sont le signe du vieillissement.
Jusqu’à maintenant on avait à proposer que deux traitements : soit la réinjection de graisse prélevée par exemple au niveau du ventre soit plus fréquemment l’injection d’acide Hyaluronique. Ces deux types de traitements présentent des inconvénients qui peuvent être évités par cette nouvelle méthode que je pratique depuis plus d’un an.


Technique (méthode Regen-Lab)
Le médecin fait une prise de sang dans son cabinet et prélève deux tubes d’environ 8 ml. Ces tubes sont centrifugés immédiatement et le sang se sépare en plasma riche en plaquettes et culot globulaire. Le médecin prélève le plasma qu’il additionne de 10% de chlorure de calcium et il l’injecte dans les zones flétries, dans les cernes, dans les rides, dans les régions manquant de volume, etc. Le plasma contient évidemment tous les éléments nécessaires à la vie : oligoéléments, sels minéraux, eau et une grande quantité de protéines, facteurs de coagulation, de défense immunitaire, de multiplication cellulaire et des cellules souches.
L’utilisation de ce plasma en esthétique présente des avantages certains qui ont fait l’objet de publications scientifiques :
- il ne peut y avoir aucun phénomène d’allergie ou de rejet ;
- augmentation significative de la multiplication des cellules structurantes de l’hypoderme ;
- augmentation significative dans la zone injectée du collagène des types III et IV ;
- bio stimulation du processus physiologique de régénération.


Inconvénients
Certains petits « bleus » dans la zone d’injection qui disparaissent en quelques jours.


Résultats et entretien
Le résultat immédiat est excellent : c’est celui du modelage et du comblement avec suffisamment de produit pour avoir un résultat vraiment visible. Le résultat à moyen terme (+ de 6 mois) est très bien puisque les tissus se réparent eux-mêmes, ce qui entraîne la régénération et le rajeunissement de la peau..
Un intérêt particulier de cette méthode est de pouvoir traiter la zone des « cernes » sous les yeux et des « pattes d’oie » habituellement très difficiles à soigner.
Les séances peuvent être répétées lorsque c’est nécessaire sur d’autres zones ou sur la même zone (après 2 mois) si la correction est estimée insuffisante.
Résultats de longue durée, au moins 30 mois.

Prix
Sur devis suivant l’importance des zones traitées. (600 à 1200 €)

mercredi 4 février 2009

SUCRES ET FAUX SUCRES

Dans les temps anciens, l’homme ne trouvait dans son alimentation le goût sucré que pendant l’été lorsque les fruits sont mûrs. Le reste du temps il devait se rabattre sur le miel ou sur des fruits pouvant se conserver. Ce n’est qu’au 18ème siècle, avec la mise en culture réglée de la canne à sucre dans les Antilles que le sucre apparu en France sous forme de pains bruns : c’est le sucre de canne.
Le blocus des côtes françaises par la marine anglaise amena Napoléon Ier à faire développer rapidement la culture intensive de la betterave à sucre pour remplacer le sucre de canne défaillant.
C’est à partir de cette époque que le sucre, devenu commun et bon marché, s’est répandu dans l’alimentation sous forme de sucre roux non raffiné ou de sucre blanc.
Blanc ou pas, le sucre apporte 400 calories pour 100 g et c’est bien là le problème ! Il est omniprésent dans l’alimentation comme édulcorant des boissons et de certaines préparations culinaires, conservateur (confitures), composant obligé des desserts et des friandises, confiseries et chocolats.
Dans la famille apportant le goût sucré, on peut distinguer :
- Les sucres ou glucides : glucose, saccharose, fructose. Le sucre que tout le monde connaît est du saccharose qui est composé d’une molécule de glucose et d’une molécule de fructose. C’est lui que l’on trouve en morceaux ou en poudre dans toutes les boutiques.
- Les faux sucres ou polyols ou sucres-alcool : sorbitol, mannitol, xylitol, maltitol, isomalt, lactitol. Ces produits aux noms sévères sont d’origine végétale, largement employés dans les sucreries « sans sucre » et sont laxatifs en cas de consommation excessive.
- Les édulcorants intenses : aspartame, acésulfame de potassium, ciclamates, saccharine, thaumatine, néohespéridine. Ces substances aux noms barbares sont pour certaines entièrement chimiques et pour d’autres d’origine végétale.

Y a-t-il un intérêt à remplacer le saccharose par du fructose qui est le composant essentiel du miel ?
Sur un plan purement calorique la réponse est non car ils apportent tous les deux 9 calories au gramme. Ensuite les avis sont partagés car des études scientifiques disent que le fructose n’induit pas aussi rapidement que le saccharose la sensation de satiété, ce qui risque d’entraîner une consommation plus importante avec comme corollaire une prise de poids. D’autres études moins scientifiques prétendent exactement le contraire mais conviennent que l’abus du fructose risque d’entraîner une augmentation des triglycérides sanguins.
Ma conclusion est que l’usage du fructose n’a pas d’intérêt particulier sauf peut-être, dans certains cas, pour les diabétiques.

Le Stévia ne pourrait-il pas remplacer avantageusement le sucre ?
Le Stévia est une plante sud américaine utilisée traditionnellement comme édulcorant dans sa région d’origine et massivement depuis une trentaine d’années au Japon. Toutefois la « Food and drug » des U.S.A. et les autorités européennes en interdisent l’usage comme édulcorant ou additif alimentaire.
Ma conclusion est que, même si l’on peut discuter d’une éventuelle pression du lobby du sucre dans cette décision, la loi étant la loi, je ne saurais vous en conseiller l’usage.

Est-ce vrai que l’aspartame est dangereux et cancérigène ?
Il est vrai que l’étude menée par l’institut italien RAMAZZINI suggère ces effets pernicieux de l’aspartame. Il est vrai aussi qu’une analyse scientifique rigoureuse menée par les autorités européennes (EFSA) met fortement en doute le sérieux de cette étude et prend ses responsabilités en « dédouanant » l’aspartame à la condition de ne pas dépasser une consommation journalière (DJA) de 40 mg / kilo. Lorsqu’on sait que cela correspond à la consommation par jour de 10 L de boisson gazeuse, de 126 comprimés d’édulcorants ou d’un pot entier de poudre, on est rassuré quant à son innocuité. Je dois toutefois signaler la contre-indication absolue de cette consommation pour les personnes atteintes de phénylcétonurie, maladie génétique s’observant chez une personne sur 15 000.
Ma conclusion est que l’on peut consommer des aliments sucrés à l’aspartame sans inquiétude car la lutte contre le surpoids et ses complications est devenue pour chacun et pour la santé publique un enjeu prioritaire.

Et qu’on arrête de casser du sucre sur le dos de l’aspartame !


Docteur Jean-Claude HOUDRET

Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien… (pourvu qu’il soit complet !)

Depuis toujours, dans tous les pays de l’Occident et du Moyen Orient, le pain a constitué avec le vin et le sel, la base de l’alimentation.
Bien sûr viennent ensuite des légumes, des poissons, des viandes et des fruits, variés suivant les régions et les climats, mais le pain est toujours là !

Au lendemain de la seconde Guerre Mondiale, la consommation de pain en France, à chuté d’environ 50 % pour se stabiliser depuis une dizaine d’années, grâce, surtout, à l’augmentation de la consommation des pains fantaisies qui ont pris le relais des grosses miches et des traditionnels pains d’un demi kilo.

La pâte à pain est constituée de farine (1000g), d’eau (600g), de sel (20g) et de levure (20g).
La farine employée peut-être obtenue par le broyage du blé de l’orge, du seigle, de l’avoine, du sarazin, du riz, du mil, du millet, du sorgho ou du maïs.
En France, en général, on utilise une farine de blé blanche, )blutage à 75 %), ce qui a pour avantage d’éliminer la majeur partie des pesticides qui restent dans les enveloppes, mais l’inconvénient d’entrainer une diminution de la teneur en vitamines, minéraux et fibres.

Souvent, les améliorants autorisés par la loi sont présents, car ils « bonifient »l’aspect du pain : plus blanc (acide ascorbique), semble plus cuit (malt), tient mieux (lécithine de soja), plus belle mie (farine de fèves).
En Europe, le blé utilisé pour le pain est du blé tendre (triticum oestrivum), qui est broyé pour obtenir la farine 100% complète. Le pain complet peut-être totalement ou partiellement complet suivant que la farine utilisée est ou non additionnée de farine blanche. Souvent cette fabrication est faite à partir de farine complète reconstituée en additionnant des issues de moutures à de la farine blanche.
L’inconvénient du pain complet réside donc dans le risque de la présence des pesticides liés aux enveloppes des graines.
L’intérêt majeur du pain complet dans le cadre de la lutte contre le surpoids est sa plus faible valeur calorique que le pain blanc (230 calories/100g, contre 255 calories/100g) et sa plus grande richesse en fibres de cellulose, qui leste les intestins et favorise le transit intestinal. Le pain complet contient un peu moins de sucre que le pain blanc (5g de moins/100g).

Le pain complet présente de réels avantages par rapport au pain blanc. Moins calorique, il contient plus de vitamine B1, E et de micronutriments, comme le magnésium, le calcium, le fer etc….
Malheureusement, il contient aussi de l’acide phytique qui freine l’absorption de ces micro- nutriments.
Pour lutter contre cet inconvénient, il convient d’utiliser du levain naturel, plutôt que des levures biologiques et de laisser longtemps fermenter la pâte, ca qui réduit la formation de l’acide phytique.

Pour conclure, je pense que le pain complet est tout à fait recommandable lorsqu’il est fabriqué selon la tradition et si vos intestins le supportent !


Docteur Jean-Claude HOUDRET

Au bon beurre !

Depuis 4 500 ans, l’homme fabrique et mange du beurre, si c’était vraiment toxique ça se saurait !

La technique de fabrication du beurre n’a jamais changé, on baratte la crème jusqu’à épaississement, puis formation et séparation du beurre et du babeurre.

Il peut-être fermier, ou cru, laitier, pasteurisé, demi-sel ou salé, mais il apporte toujours environ 750 cal pour 100g.
Sa composition est d’au minimum 82% de matières grasses et au maximum 16% d’eau et il faut plus de 10 litres de lait pour produire 500g de beurre. Il est composé majoritairement d’acides gras saturés (54 à 71%) de mauvaise réputation car fortement soupçonnés de favoriser l’augmentation du mauvais cholestérol (LDL) dans le sang.
Mais objectivement, je dois aussi vous signaler qu’il apporte un petit quota variable d’acides gras insaturés qui favorisent le bon cholestérol (HDL).

Quoiqu’il en soit, le beurre est riche en vitamine A et en provitamine A (Béta carotène antioxydant), qui jouent un rôle essentiel dans la formation des pigments de la vision.

Les qualités gastronomiques du beurre dépendent de son terroir d’origine et de la saison car c’est ce qui fait l’herbe, nourriture des vaches dont le lait donne le beurre.
J’ai en mémoire un excellent et magnifique beurre de Jersey, d’un jaune très soutenu, ce qui s’explique lorsqu’on sait que les champs de cette île sont couverts de boutons d’or !

Aujourd’hui les scientifiques ne sont plus aussi stricts dans leur méfiance à l’égard du beurre, car des travaux récents y ont mis en évidence l’existence d’acides gras conjugués qui seraient bénéfiques dans certains problèmes cardiaques et dans l’obésité chez l’animal. Pourquoi pas chez l’homme ?

L’avenir le dira et, en attendant, ce bon produit est à consommer avec plaisir et avec une certaine modération (20 à 30g par jour) sauf avis contraire de la Faculté.

Napoléon III trouvait le beurre trop cher et il a ordonné que ses savants trouvent un produit de substitution bon marché, ce fut la margarine.

Mais ceci est une autre histoire !



Docteur HOUDRET Jean-Claude